lundi 17 septembre 2018

Passage du Cap de Bonne Espérance



Bonjour à toutes et à tous,

Nous sommes le 14 septembre 2018 à 8 heures UTC à la position 39°35’ Sud et 18°33’ Est, ligne  théorique de passage du Cap de Bonne Espérance.   
C’est une grand étape depuis le départ de 8430 m soit 15612 km à une moyenne de 5n. 

Au revoir Océan Atlantique, bonjour Océan Indien.
Cher M Indien je vais découvrir votre univers, de nombreux ouvrages parlent de vous, pas toujours en bien, vous avez la réputation d’un océan difficile.
N’en prenez pas ombrage, je vous demande la permission de vous traverser jusqu’à la Nouvelle Zélande.
J’ai passé un premier  droit d’entrée pour atteindre le Cap de Bonne Espérance à force 7, les vagues de 6m et des vents en rafales de 40n ont joyeusement fait virevolter Alizes II mon fidèle compagnon de voyage.

           
                       

Ces vagues sont de toute beauté avec cette couleur émeraude au sommet des déferlantes.
Nous serons discrets, allons nous faufiler pour éviter les mauvais grains, profiter de la splendeur de votre océan.
Nous ne faisons pas une course contrairement à d’autres, nous allons prendre le temps de vous contempler.

Néanmoins, je ne suis pas encore totalement dans l’océan Indien, je me trouve dans une zone de no man’sland comme l’indiquait Bernard Moitessier, c’est la rencontre entre l’océan Indien avec son eau chaude et salée et l’Antarctique avec ses eaux moins salée et froides sans oubliez un fort courant provenant du banc des aiguilles.
On peut considérer un passage définitif à la latitude 33E et je suis à la 18E, il me reste 500m soit 900 km.

Arc en ciel en vue!!!
 Au moment ou je termine cet article je suis  la position 37°57’ Sud et 24°35’ Est, j’ai fait 325m soit 601 km, c’est vraiment une zone très instable, la plus instable jamais connue, cette nuit par exemple je suis resté un moment à barrer, le pauvre pilote auto ne suivait pas et même moi j’avais du mal à trouver un cap correct sous les grains orageux ou j’apercevais des éclairs à l’horizon.

Nous avons eu des grands moments de calmes au point de plus avancer, le vent et la houle reviennent en force. 

Navy va très bien, il trouve toujours le bon endroit pour se caler, cela ne l’empêche de faire le fou de la cabine Av à la cabine AR, il a un équilibre impressionnant.

Le skipper et son chat
Point de vue nourriture, nous savourons notre thon de 40 kg mis en sous vide et dans le sel.

A très bientôt à toutes et à tous 

Francis et Navy          

lundi 10 septembre 2018





Bonjour à toutes et à tous,

Nous sommes  le 10 septembre 2018, à la position 36°51’’ Sud et 08°43’’ Est, en dessous du Cap de Bonne Espérance dont le Cap des Aiguilles, le plus bas est à la latitude de 34°48’’.

Je suis dans le train des dépressions, elles vont plus vite que moi, avec une de mes filles, Elodie nous étudions quotidiennement  l’évolution de cette météo en espérant ne pas dépasser les 6 à 7 m de vagues.
Surtout que dans l’océan Indien des vagues erratiques peuvent faire des dégâts.

Je tiens un journal de bord journalier comme chaque marin, aujourd’hui le baromètre indique une pression de 1023 , hier à la même heure, il était à 1028, une dépression pointe son nez. 

Je fais le point 2 fois par jour dans ce journal en indiquant rigoureusement les éléments suivants: 

la position, la pression atmosphérique, la température intérieure, le vent, la mer, le ciel, la distance totale parcourue depuis le départ, la distance des derniers 24h avec sa vitesse moyenne, le cap fond, le cap du vent, la configuration des voiles, le nombre de jours de navigation depuis le départ et ceux depuis la dernière escale  et tous les faits marquants de la journée.

Ce jour, la vitesse du  vent est entre 7 et 9n, une mer peu agitée avec une houle de 1,5m, un ciel nuageux laissant apparaître à l’horizon des zones de grains.
Dans ces fameux grains, le vent passe de 7 à 25n et voir plus en 2 mn, autant anticiper avant de l’aborder.                 

Le soleil n’est pas apparent, il est impossible pour l’instant de faire un relevé au sextant. 



Notre vitesse moyenne est entre 4,5 et 5,5 n et la distance journalière moyenne ces derniers jours est de 110 Nq soit 200 km, ce n’est pas très brillant.

Cette moyenne a aussi diminuée à cause des mes problèmes techniques, pas plus tard qu’hier je devais vérifier le compas du pilote automatique dont le technicien Bénéteau n’a pas été capable de  m’indiquer son emplacement.


J’ai soupçonné de le trouver sous le plancher de la cabine  arrière tribord, j’ai du vider 2 caisses de nourriture  et plein d’autres choses pour y accéder et j’ai trouvé le fameux compas.

Une fois le compas démonté, ouvert, vérifié  toutes les connexions reliant les éléments à la centrale du pilote automatique, il faut tout réinitialiser ce qui demande de nombreux 360° dans l’eau à une vitesse ne dépassant pas 2n à la rotation sinon on refait un autre tour.


Pendant ce temps la vitesse de navigation est nulle et parfois même négative.


Tout cela  fonctionne normalement, j’avais au préalable modifier les liaisons du régulateur d’allure afin de diriger Alizés II pendant les tripotages du PA.         


Je suis à 66 jours de navigation depuis le Crouesty et 30 jours depuis la dernière escale  de Jacaré au Brésil.

La distance depuis le départ est de 7898 Nq soit 14600 km.

Il reste 600Nq soit 1000 km pour atteindre le Cap de Bonne Espérance, il est aussi prévu le largage de  mes 2 balises Argo aux longitudes 32 et 33 Est situées après le cap . 


Au niveau  voiles, j’affale la grand voile quand je suis au portant, je n’utilise  que le génois et la trinquette en fonction de la force du vent qui pour l’instant n’a pas dépassé les 40 n.

La grand voile au portant a peu d’intérêt et la navigation est plus allégée et facile à gérer.



                                             Les voiles

Hier j’ai pêché le plus gros poisson depuis le départ, un thon d’au moins 40 kg, je n’ai pas  de peson   pour vérifier avec exactitude son poids.
Il faut gérer sa conservation dans le sel et le sous  vide.


Navy n’a pas été effrayé par ce gros poisson, pour l’anecdote, j’ai 2 moulinets en ligne de traîne dont l’un n’a plus de cliquet et je met une épingle à linge sur le fil pour juste vérifier de temps en temps si ça bouge.


Si Navy dort dans le carré et c’était le cas hier, il entend le léger bruit du déroulement du moulinet et saute dans le cockpit en miaulant  pour m’alerter.


Au passage, j’ai du réduire la vitesse du bateau et j’ai  bataillé pendant de longues minutes pour  ramener et hisser le thon dans le cockpit.



                                               Le thon

Le moral dans tout ça va beaucoup mieux, les problèmes techniques sont écartés pour l’instant et Alizés II file avec plaisir sur cette fin d’océan Atlantique, l’arrêt évoqué à Cape Town n’est plus d’actualité.

Je m’accommode du froid, il n’est pas descendu en dessous de 12 ° mais la forte humidité augmente cette sensation de froid.


Par chance,  les conditions météo  sont devenues calmes au bond moment.


Véronique, la dernière compagne de Bernard Moitessier m’a cité une des réflexions de Bernard:

« Dans les coups durs, je prends la cape morale. C’est un truc que j’ai appris en lisant Monfreid. Quand tout va mal, on ne pense plus, on agit instinctivement, on fait ce qu’il y a à faire dans la journée et puis petit à petit, les choses se dessinent. »  


Il y a aussi un dieu bien veillant et tout puissant qui est venu en aide, j’ai eu des circonstances vraiment remarquables pendant mes pannes de nuit comme de jour au niveau du PA et du RA( PA pilote automatique et RA régulateur d’allure)  


Le PA était très instable, il pouvait ne plus fonctionner et parfois il était opérationnel pendant 2h,

Quand le PA n’était plus opérationnel je passais sous RA et il est arrivé que le RA à son tour tombait en panne, pour cela je devais tel une souris me faufiler dans le coffre arrière babord pour le réparer et heureusement que je suis assez mince pour y aller dans des contorsions invraisemblables.


Le temps des réparations que pouvaient durer 2 h maximum, le PA a fonctionné et s’arrêtait une fois le RA réparé, c’est à peine croyable et je peux vous promette que c’est la réalité des faits, merci au tout puissant de m’avoir  aidé dans ma cape morale.   


Les épreuves font que je  vais appréhendé les prochains évènements différemment.



Le skipper

Par ailleurs, l’agence de communication basée à Biarritz ferme et elle gérait le blog à distance, encore une déception, heureusement ma fille Elodie prend le relais et sera probablement aidé par son frère Alexandre. 

Le fameux compteur de dons n’évolue pas vite mais je remercie chaleureusement tous les donateurs , je ne lâcherai rien et me battrai jusqu’au bout.


Navy participe à toutes les manœuvres, là il contrôlait la révision des fixations et la connexion de l’hydrogénérateur.


Navy

A très bientôt à toutes et à tous 

Francis et Navy                  






jeudi 6 septembre 2018

Problèmes technique et baisse de moral


Bonjour à toutes et à tous,

Quelque part entre Amérique du Sud et Afrique du Sud à la position 34° 44‘’ Sud et 02° 26’’ Ouest le 04/09/2018.

Les conditions météo deviennent un peu plus sévères, 40n de vent et des vagues de 5 m et tout cela va grossir.

C’est une situation normale et prévisible à l’approche du Cap de Bonne Espérance.

Par contre, je vous ai fait un compte rendu sur le régulateur d’allure dans mon dernier article, hors il se trouve que le dernier montage n’a pas apporter plus de fiabilité.

Dans le gros temps, les drosses et poulies souffrent un peu plus surtout que mon pilote automatique a un problème technique, je ne peux plus l’utiliser normalement et c’est vraiment un élément indispensable.

Pendant 2 jours il était inopérant et il remarche correctement depuis hier.

C’ est une panne liée à une perte de données dont je n’arrive pas à identifier l’origine.

Je ne peux donc pas continuer sans pilote automatique et avec un régulateur d’allure peu fiable.

Je pense m’arrêter à une des marinas de Cape Town en Afique du Sud, par ailleurs, je suis très fatigué après toutes les interventions de jours comme de nuit ou il faut barrer de temps en temps.

Je redoutais le froid et l’humidité et je commence à en souffrir sachant que je suis plus fragilisé sur ce point depuis mon traitement.
Je ne sais pas si j’aurai la force de repartir si je m’ arrête.

Avant de penser à repartir de Cape Town, il faut y arriver, à vol d’oiseau c’est à 2000 km, il me faut 9 jours de navigation et ce sera compliqué d’aller à cette destination dans les conditions que je viens de d’écrire.

Le moral est assez bas et le peu de dons via mon blog consacré à la recherche contre le cancer ne me motive pas plus pour continuer.

Voilà les dernières nouvelles, j’espère vous en donner des meilleures prochainement.

Navy va bien, il dort toujours autant

Francis et Navy

lundi 27 août 2018

Bilan sur 10.000 km de parcourus





Bonjour à toutes et à tous,

Nous sommes le 22 août 2018, à la position où je vous écris est 25° 034’ S et 24° 54’ W, je ne m’embarrasse pas de l’heure, je vis au rythme du soleil.

Je suis en dessous de l’île de Trinidad, 5670 Nm soit 10.500 km déjà de parcourus.

Un petit bilan s’impose depuis notre départ le 23 juin 2018 du Crouesty, il s’agit de 47 jours de mer, une escale technique de 5 jours pour réparer Alizés II au Cap Vert à Mindélo et une autre au Brésil à Jacaré de 8 jours pour remettre en état le bateau de mon ami Fanch.

La route jusqu’au Brésil était assez banale, elle faisait déjà partie d’un périple en 2016.
Je manquais de motivation pour écrire notre vie à bord et j’ai passé beaucoup de temps à mettre au point le régulateur d’allure (RA).

Ce dispositif de marque CapHorn achété au Canada avait été monté pendant la préparation d’Alizés II mais le retard des travaux ne m’avait pas permis de faire des essais.

Je vais juste vous en expliquer brièvement le fonctionnement. Tout d’abord, on fait le choix d’un RA pour ne pas utiliser en permanence un pilote automatique composé d’électricité, d’électronique et d’hydraulique, consommant du courant dont la fiabilité globale est à craindre sur mon aventure.

Le RA n’a rien de tout cela, tout est manuel, pour faire simple : à l’extrémité d’une tour verticale en partie haute se trouve une pale appelée l’aérien et à l’autre extrémité en partie basse dans l’eau  une pale immergée et une autre tour horizontale reliée à la première permet une liaison avec le safran dispositif d’origine du bateau pour le guider en navigation.

Donc le vent vient piloter l’aérien de notre RA qui à son tour donne une inclinaison à la partie immergée et ce dernier ordre est transmis à un secteur reliant le safran à l’aide de drosses (bouts de cordage) et des poulies, tout ce petit monde est à l’intérieur du coffre arrière tribord.

La plus grosse difficulté a été de fiabiliser et de régler les commandes entre le RA avec le safran et j’ai passé des jours dans ce coffre dans des positions peu confortables depuis le départ.

Maintenant, c’est un réel plaisir de le voir fonctionner sous le vent uniquement, il reste à étudier encore son comportement aux fortes allures.

La cerise sur le gâteau est de le faire fonctionner avec un tout petit pilote électrique si l’aérien ne permet plus de diriger l’ensemble surtout par petites allures. Néanmoins ce petit pilote peut fonctionner à tout moment et c’est une sécurité supplémentaire.






Profitant du beau temps depuis notre départ de Jacaré, j’ai utilisé ma machine à laver manuelle pour mon linge dont la lessive est faite de noix de lavage.





Le four solaire m’a permis des cuissons de poissons et de riz, il  faut compter 2 heures les après midi pour avoir la meilleur exposition au soleil.



J’ai  pêché  de nombreuses dorades coryphènes, des thons et des thazards.
Depuis mon départ du Crouesty je n’ai ouvert que 4 conserves. 

Je m’exerce depuis peu au fonctionnement du sextant, là aussi c’est un bonheur de se repérer sur une cartographie sans GPS.

J’élimine de plus en plus d’électronique, la centrale du bateau est désactivée, il ne me reste que mon petit ordinateur pour bénéficier d’une réception des bulletins météo et d’un logiciel destiné aux calculs du sextant.

On ne peut pas tout rejeter il faut vivre avec son temps mais il est possible de réduire sérieusement les différentes assistances et ça évitera diverses pannes incontournables dans ce milieu humide et salin.

La communication reste active pour vous donner des nouvelles et rester en contact avec les proches. 

Alizés II va bien, il demande beaucoup d’attention, je ne le brusque pas, il nous reste 40.000 kms à parcourir, il faut donc être prudent.

Nous sommes à 2700 Nm soit 5000 kms du Cap de Bonne Espérance, les conditions météo sont très changeantes, nous passons de 5 n 25n en très peu de temps, les grains sont nombreux, les anticyclones pointent leur nez.

Je suis sur le même bord depuis 1180 Nm soit 2180 km, dans 2 jours nous risquons d'avoir de la pétole et c’est une situation un peu crispante.

Et le Navy ! Il va bien, il s’adapte aux conditions, sa dernière place de sieste est de s’étaler de tout son long derrière le dosseret de la table à carte, il faut dire que le matou dort beaucoup.



Il refait surface à la tombée de la nuit dans le cockpit qui est entièrement protégé sur le dessus et sur les cotés, cette protection ne résistera pas dans le grand sud mais pour l’instant elle est très utile sous les nombreux grains.              



Ces protections font partie de la sécurité, j’en possède une autre permettant de fermer derrière la capote afin de réduire la prise au vent et d’avoir un sas de protection.

Il est fort possible que certaines choses ne résistent pas à des déferlantes, cependant j’ai mis au point des renvois de commandes de la trinquette, du génois et du régulateur d’allure depuis le descente, je n’aurai que la tête et les bras à l’extérieur pour piloter les éléments et me laisser le temps de fermer la trappe supérieure de l’entrée à l’arrivée d’une mauvaise vague.

J’ai l’avantage d’avoir des ris automatiques de la grand voile qui évitent de sortir du cockpit, si toutefois j’ai à me déplacer à l’avant du bateau et même dans le cockpit par très mauvais temps, les allonges sont réglées pour ne jamais aller hors des filières.    

Nous ne sommes pas dans le grand Sud mais les dépressions sont proches, autant y être préparé.

Ma dernière crainte est de voir un compteur de dons bloqué destiné à la recherche contre le cancer depuis mon blog. 
L’argent ainsi récolté ne va pas uniquement à la recherche, une grande partie est destinée à l’assistance et l’accompagnement des malades, c’est une des grandes forces du comité des Pyrénées-Atlantiques et elle est en mesure de fournir toutes les explications nécessaires aux donateurs concernant ses différentes actions.

J’aimerais juste réveiller de bonnes intentions et je rappellerai régulièrement mon dévouement à cette cause qui nous touche à toutes et à tous.

Transmettez le plus possible le message, soyez les vecteurs de mon dévouement, je souhaiterais tant me dire tous les jours que le compteur évolue et qu’il ne faut pas attendre mon arrivée en mars 2019 pour une évolution.

Véronique Barreau, nouvelle directrice de la Ligue 64, s’emploie à diffuser l’information aidée par Marie Velten de l’agence Beable2 et je n‘oublie pas les actions de mon ami Pierre Leconte, administrateur de la Ligue et secrétaire de l’association des usagers du port d’Hendaye.

Je n’ai rien à gagner, juste à espérer une grande motivation de voir un compteur de dons à la hausse.

Les dons sont à faire via mon blog : https://francislongueroutr2018.blogspot.fr


A très bientôt à toutes et à tous

Francis et Navy   

jeudi 9 août 2018

Marina Jacaré Village

Bonjour à toutes et à tous depuis Jacaré 

Je suis arrivé plus de 2 jours après Fanch à la marina de Jacaré, j'avais fait un mauvais choix de route trop ouest, j'ai tiré des bords sur 300 mn ce qui multiplie la distance par deux et pour arranger le tout, j'avais des courants défavorables.

La marina de Jacaré au Brésil se situe entre Natal et Récif, elle est gérée par Francis, Nicolas et Jean Pierre, c'est un superbe endroit, très tranquille, très famille, avec des rencontres admirables. 

Les problèmes d'étanchéité sur le bateau de Fanch sont solutionnés

Nous avions des petites réparations sur les voiles, cela retarde un peu le départ et il sera samedi matin vers 5 h.


Cette fois, nous visons le Cap de Bonne Espérance, après 15 jours nous allons avoir des conditions météo musclées au niveau de l'anticyclone de St Hélène.

Le passage dans l'océan indien se fera dans 30 jours de mer.   



Voilà, nous sommes le 11 août 2018 et nous partons de Jacaré dans une petite heure pour le Cap de Bonne Espérance.

Nous avons eu un accueil remarquable de la marina 
Merci aux responsables présents: Francis et  Jean Pierre  
Merci au personnel: Thiaggo, Edson, Atillio, Bella et  Félipe 
Toute l'équipe de la marina Jacaré Village 
Merci à la convivialité des navigatrices et navigateurs 
Bénédicte et Daniel sur le bateau Octave 
Sylvie et Philippe et leurs enfants Adrien et Mathilde sur le bateau Joséphyle 
Sophie, Alex et le chat sur le bateau Molokod'Jo

Dernier diner tous ensemble


Dernier coucher de soleil de Jacaré 





Jacaré au Brésil

Bonjour à toutes et à tous depuis Jacaré 

Je suis arrivé plus de 2 jours après Fanch à la marina de Jacaré, j'avais fait un mauvais choix de route trop ouest, j'ai tiré des bords sur 300 mn ce qui multiplie la distance par deux et pour arranger le tout, j'avais des courants défavorables.

La marina de Jacaré au Brésil se situe entre Natal et Récif, elle est gérée par Francis, Nicolas et Jean Pierre, c'est un superbe endroit, très tranquille, très famille, avec des rencontres admirables. 

Les problèmes d'étanchéité sur le bateau de Fanch sont solutionnés

Nous avions des petites réparations sur les voiles, cela retarde un peu le départ et il sera samedi matin vers 5 h.

Cette fois, nous visons le Cap de Bonne Espérance, après 15 jours nous allons avoir des conditions météo musclées au niveau de l'anticyclone de St Hélène.

Le passage dans l'océan indien se fera dans 30 jours de mer.

Passage de l'Equateur

Bonjour à toutes et à tous 

Le 29 juillet 2018 nous avons franchi l'Equateur, ligne entre l'hémisphère nord et l'hémisphère sud, c'est toujours une petite émotion d'observer le GPS dont la latitude affiche que des zéros et passe dans la partie sud du globe.

Fanch m'a indiqué des problèmes d'étanchéité sur les hublots de son bateau et a décidé de faire une halte à la marina de Jacaré au Brésil.

Par solidarité comme c'était le cas à Mindélo au Cap Vert, je vais suivre Fanch et l'aider à réparer et j'en profiterai pour faire des petites interventions techniques.

Par ailleurs, je vais aussi refaire coller une couronne dentaire.

Vous trouverez ci-dessous une vidéo avec des nouvelles de Navy, du franchissement de cette fameuse ligne de l'Equateur et des nouvelles du skipper.